Les COOPéRATIONs entre la france et le TRINGA-marena
La coopération avec Choisy-le-Roy
Avec le contexte actuelle que connait le Mali, la ville de Choisy-le-Roi, fidèle à ses valeurs de solidarité internationale et à son attachement à la paix, a décidé de soutenir activement les actions humanitaires portées par le Secours Populaire Français et l’Association Malienne de Solidarité et de Coopération Internationale pour le Développement (AMSCID).
Dans cette optique, le maire de Tringa Marena, Samby Kanté et Bassirou Diarra, président de l’AMSCID, ont été reçus à Choisy par le maire, Daniel Davisse, du 16 au 24 novembre 2012.
Il s’agissait d’exprimer la solidarité avec le peuple malien et d’œuvrer pour réunir des fonds humanitaires d’urgence pour les déplacés de l’intérieur et des villages du Nord du Mali. Située à 540 km de Bamako la capitale.
À l'occasion de la Semaine Internationale de la Solidarité, la ville de Choisy-le-Roi a organisé le 23 novembre 2012 une soirée de lancement de la coopération entre la municipalité et la ville de Tringa Marena.
Cet événement qui s'est déroulé dans la salle du conseil municipal a été marqué par la présence du maire de Tringa, Samby Kanté, du 1er adjoint au maire de Choisy-le-Roi, Jean-Joël Lemarchand, de M. Bassirou Diarra, président de l'association AMSCID et d'Olga Alvarez, du Secours Populaire Français.
Ces projets de développement mis en place par l'AMSCID et le Secours Populaire Français, et soutenu par la ville de Choisy-le-Roi, visent à améliorer les conditions de vie, l’accès à l’eau, à la nourriture et aux médicaments, ainsi qu'à la mise en place d'un espace marchant.
La créaton de ce marché permettra de développer l'activité économique en valorisant la production agricole et de créer des emplois. Le financement de ce projet est estimé à environ 219 803 000 Franc CFA .
La coopération avec montreuil
Depuis 1985, Montreuil et le cercle de Yélimané au Mali entretiennent des relations d’amitié, conjugaison des efforts de la population locale, de l’investissement des ressortissants du cercle de Yélimané en France et de l’appui de la ville de Montreuil. Cinq programmes de jumelage-coopération ont été réalisés jusqu’en 2004.
A cette date, a été conçu et lancé officiellement le PADDY (Programme d’appui au développement durable de Yélimané.) Aujourd’hui, la politique de coopération de la ville de Montreuil en direction des habitants du Cercle de Yélimané au Mali se structure autour de 2 dispositifs principaux : le programme de jumelage-coopération et le PADDY.
Entre 1985 et 2004, cinq programmes de jumelage coopération ont été réalisés. Leurs actions portaient sur l’hydraulique,l’agriculture,l’élevage,l’environnement, l’appui au maraîchage, l’appui à la décentralisation, l’éducation et l’alphabétisation, la formation, l’hygiène, etc.
En janvier 2005, le choix de la ville de Montreuil s’est porté sur la continuation du Programme de Jumelage–Coopération Montreuil Yélimané (PJCMY), parallèlement au lancement du programme PADDY. Les actions mises en œuvre dans ce cadre sont choisies par un Comité local de jumelage (CLJ), formé d’élus locaux et de représentants de la société civile, et approuvées par Montreuil.
Le PJCMY avait pour objectif en 2005 de conserver une activité de coopération régulière avec le cercle avant que le PADDY ne soit opérationnel. Depuis, il a pour vocation de mener des actions non prises en compte dans les objectifs du PADDY, plus modestes dans leur volume et la variété des partenaires mobilisés, mais ayant pour objectif l’accompagnement social des populations.
Ainsi, les projets mis en œuvre dans le cadre du programme pour 2010 concernent les secteurs suivants : santé, éducation, promotion féminine, culture et développement, jeunesse, micro-projets des migrants et des associations locales. Un co-financement de l’Union européenne sur 3 ans (2009 à 2011) a été obtenu pour la réalisation des projets santé, éducation, et citoyenneté (promotion féminine, droits de l’homme…). Après près de vingt d’ans de programmes de jumelage-coopération, les migrants, les collectivités du cercle de Yélimané et la ville de Montreuil en ont constaté les limites. Il s’est avéré nécessaire alors de concevoir une approche alternative afin de passer d’actions ponctuelles et de proximité vers un programme global de développement du territoire, dans l’objectif d’assurer la sécurité alimentaire de la population de Yélimané et de pérenniser les initiatives entreprises dans le cadre du jumelage-coopération.
Le PADDY 1 (2005-mars 2010) est un programme innovant et complexe, élaboré dans un cadre qui dépasse celui de la coopération décentralisée stricto sensu pour s’articuler avec la coopération Sud-Sud de la FAO (Mali-Vietnam) et développer un véritable partenariat avec l’Association pour le développement de Yélimané en France (ADCYF), principale structure réunissant les ressortissants de Montreuil et environs. Il a bénéficié d’un engagement technique et/ou financier des Etats malien, français (AFD, MAEE) et vietnamien, des collectivités et de la population locales, des ressortissants maliens en France, et de partenaires institutionnels internationaux.
En outre, ce programme intègre le renforcement des services déconcentrés de l’état, l’accompagnement de la décentralisation dans le cercle et contribue au développement des actions à but économique. Enfin, était nécessaire pour le programme, la mise en place d’une structure de gestion du programme au niveau local (l’Agence pour le développement durable de Yélimané (ADDY), créée en octobre 2004), structure ayant aussi pour objectif de devenir un centre de ressources pour les communes et les acteurs du développement local intervenant dans la zone.
Perspectives de la coopération Montreuillaise
En 2009, la municipalité a déterminé 5 axes de coopération pour les cinq ans à venir :
1. CONSTRUIRE OU RENFORCER LES « INSTITUTIONS » COMMUNALES OU INTERCOMMUNALES DANS LEUR MAITRISE D’OUVRAGE.
Ce volet correspond à l’évolution actuelle de la politique malienne et à l’organisation du cercle en intercommunalité dans laquelle le rôle du SECOM (organe exécutif de l’intercommunalité) prend de plus en plus d’importance. Ce renforcement des institutions prendrait essentiellement trois formes :
-Au plan politique, par l’élaboration de schémas, plans et également de normes et règles régissant la répartition des ressources et des « projets ».
-Au plan économique, en favorisant la construction d’infrastructures publiques marchandes permettant à la commune (ou à l’intercommunalité) de disposer de ressources internes (locations d’espaces, taxes…)
-Au plan administratif, par le renforcement des capacités des élus et employés de l’administration (notamment sur la définition de l’assiette fiscale, les méthodes de collecte, la sensibilisation des populations par les élus, l’élaboration de diagnostics de compétences et de plans de formation…)
2. RENDRE L’AGRICULTURE PLUS CREATRICE DE REVENUS SANS COMPROMETTRE L’OBJECTIF D’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE
Ce volet vient en appui aux investissements en barrages et périmètres maraîchers réalisés dans le cadre du PADDY :
- valorisation des activités agricoles (dont la riziculture et le maraîchage) par la transformation et le stockage (semences et récoltes), le développement de techniques et de technologies améliorantes (intrants organiques, goutte-à-goutte…)
- développement d’entreprises de production d’équipements agricoles
- valorisation de l’élevage (parcs de vaccination, abattoirs …) Ces aspects seront intégrés dans le cadre du PADDY II qui, formulé prochainement par la FAO et l’Etat malien, définira les orientations agricoles et les partenaires nécessaires.
3. CREER LES CONDITIONS D’UN DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE VIABLE A TRAVERS LA DISPONIBILITE DE FINANCEMENTS ET UNE MEILLEURE VALORISATION DES APPORTS FINANCIERS DES MIGRANTS
4. CREER LES CONDITIONS D’UN DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DURABLE A TRAVERS LA GESTION ENERGETIQUE, LA STABILISATION DES TERRES ET LA GESTION DES DECHETS :
-Développement de l’électrification solaire
-Développement de pépinières communales sous gérance privée
-Développement d’associations pour la pré-collecte de déchets et de petites entreprises pour leur valorisation (transformation des déchets plastiques, compostage)
-Développement d’une ou plusieurs petites entreprises de gabionnage
5. SOUTENIR LES SERVICES PUBLICS LOCAUX DE BASE TELS QUE L’EDUCATION ET LA SANTE :
- Electrification de dispensaires ou d’écoles par le solaire
- Diagnostics du fonctionnement des services et accompagnement des différents protagonistes pour l’amélioration de certains services autant matériellement qu’en renforcement des capacités humaines (travail sur le rôle de l’agent, sur l’accueil des usagers, etc.)
Ces cinq axes de coopération, qui s’inscrivent dans un objectif global de développement durable, s’accompagneront à Montreuil d’un renforcement et d’une structuration des associations de migrants, afin d’accompagner leur participation au partenariat.
La coopération avec béthune
La ville de
Béthune et la commune de Maréna-Tringa ont signé
ele 22 septembre 2000 une charte de coopération, à l'Hôtel de ville de
Béthune. Le contenu de cette charte sert de base à la coopération
décentralisée entre les deux communes. Elle prévoit
une aide matérielle au développement et des échanges
humains. Cette charte est l'aboutissement de plusieurs années de cheminement,
d'associations locales (Secours Populaire Français, jumelage
Lycée Blaringhem-Lycée de Kayes, Solidarité Mali)
et d'élus béthunois.
L'idée a pris forme lors
d'une visite privée du député-maire de Béthune,
M. Bernard Seux, en octobre 1999 au Mali. Cette visite très riche a
permis à Bernard Seux et à quelques élus qui l'accompagnaient,
de vivre plusieurs jours au village de Maréna, et d'y rencontrer
les élus et leur population. Elle lui a permis également
d'être reçu par le président Alpha Oumar Konaré,
et par l'ambassadeur de France au Mali, M. Conan. Il est à préciser
qu'au même moment, une visite fut organisée, par l'association
Solidarité Mali, pour une délégation d'élus
de Maréna-Tringa, et du délégué du gouvernement
en septembre 2000, à Béthune .
OBJECTIFS
ET réalisations béthunoises
I - Les objectifs :
Ils sont doubles: aider au développement de Maréna-Tringa par la coopération
décentralisée ; favoriser les échanges culturels et humains avec Tringa Marena.
1. L'aide au développement
Celle-ci s'inscrit dans le cadre
de la politique de décentralisation, menée par le gouvernement
malien, qui institue les communes. Elle a été mise en
place en 1999.
L'État partage désormais
avec les communes bon nombre de ses prérogatives : « ...l'État
lui transfère les compétences économiques et sociales
qui intéressent directement les populations et qu'elles peuvent
gérer, principalement l'éducation des enfants, l'alphabétisation,
santé primaire et les maternités, la gestion des infrastructures
d'intérêt local, et l'environnement» (Cahier
spécial sur la décentralisation, livret n° 5 -janvier
1999).
Pour gérer ces compétences,
les communes peuvent bénéficier de financement, à
condition de s'inscrire dans le cadre des programmes prioritaires définis
par l'État malien. Pour bénéficier de
ces financements, les communes doivent établir un Plan de Développement Economique Sociale et Culturel (PDESC).
L'association Béthunoise de « Solidarité Mali » se propose de co-financer l'élaboration
de ce plan de développement. Celui-ci sera confié au «
groupement d'appui aux efforts ruraux », basé à
Bamako. Ce plan repose sur une analyse socio-économique de la commune
de Maréna-Tringa.
Il consistera en l'élaboration de fiches-projet, en liaison avec
les élus et la population des quatre villages composant le Tringa. Ce plan de développement
est aujourd'hui un instrument indispensable pour mobiliser les financements
de l'État malien, mais également de la coopération
internationale.
2. Les échanges humains
Le Mali est un pays de tradition
orale.
Les communications téléphoniques sont difficiles avec
Tringa Marena. Le courrier
est très lent (trois semaines). Pour faire vivre le « jumelage
» avec cette commune malienne, il est nécessaire
d'entretenir des échanges directs, par l'envoi ou la réception
de délégations. Ainsi, les échanges humains et culturels permettront d'entretenir l'amitié franco-malienne et de concrétiser des projets de développement.
II - Les réalisations
de " Solidarité-Mali "
en collabaration avec l' amscid au Tringa-maréna entre 2002-2014 :
2002: Apport de matériel médical et de matériel sportif.
2003: Contribution au financement de maréchages.
2004: Aide financière au maréchage de Lambatara.
2005: Soutien financier au maréchage de Diakoné.
2006: Aide au financement d'un moulin à mil.
2007: Soutien financier pour une meunerie.
2008: Apport de matériel scolaire pour l'école de Maréna.
2009: Creusement d'un puits pour le village.
2010: Financement des repas de la cantine scolaire de Maréna.
2011: Projet de puits pour la création du jardin scolaire de Maréna.
2012: Participation à l'aménagement de clôture pour le jardin scolaire de Maréna.
2013: Equipement en outil du périmètre maraîcher de l'école de Maréna Tringa.
2014: Prévision d'achat de semences pour le jardin maraîcher de l'école de Maréna Tringa.
Photographies des périmètres maraichers de la commune de tringa marena

les PARTENAIRES DE LA COOPéRATION
1. Les partenaires Au Mali
-
M. Diarra Bassirou, conseiller technique du président de la République
du Mali.
M. Diarra Bassirou est à l'origine des projets de coopération entre les collectivités territoriales française et les ONG avec la communes de Tringa Marena, le cercle de Yélimané, la région de Kayes et le Mali de manière générale.
-L'Association Malienne de Solidarité pour la Coopération International pour le Développement International. (AMSCID)
L'AMSCID a pour objet de contribuer au développement économique et social du Mali et d'apporter un soutien aux populations démunies. Ainsi, elle s’est fixée comme buts : Le développement économique, social et culturel du Mali ; L'appui et le soutien aux actions de développement à la base ; Favoriser entre les populations, la solidarité, la collaboration, la concertation, le partenariat et les échanges ; Développer la solidarité, l'amitié et la coopération entre les peuples à l'intérieur comme à l'extérieur du Mali ;
Le Président: Monsieur Bassirou DIARRA
Le Secrétaire Permanent: Monsieur Fatoma Francis DEMBELE
Le Délégué Permanent: Monsieur Moustaph BARRY
Les Chargés de Missions: Monsieur Hamady Abba SOW, Monsieur Deibou KAMARA
La Comptable: Mademoiselle Djénéba COULIBALY
La Secrétaire Principale: Madame Blandine DOUGNON
Les Secrétaires: Mesdames Assétou COULIBALY, Dah BOCOUM
Autres responsables :
Messieurs Amidiata Ouattara (ROAP - SPF),
Mamadou Lamine Kanouté, Madame Coulibaly Mariam Barry, Mamadou Dabo,
Docteur Mamadou Mamby Traoré (Kayes),
Moriba Coulibaly (Yélimané), Moriba Camara (Tombola) etc...
- Les élus municipaux
de Tringa-Marena
Monsieur Monsieur Boubacar DAFAGA, le « Sous Préfet » (Attaché d’Administration)
Monsieur Samby Kanté, le maire de la commune de Tringa Marena.
Monsieur Modibo SISSOKO, le Premier Adjoint au Maire.
- Les chefs des quatre villages
- Organisation Malienne pour la Réalisation et le Renforcement des Initiatives à la base
- Association d’appui aux actions de développement rural(ADR - Yélimané)
- Association des Organisations Professionelles Paysannes (AOPP - Kayes)
- Agence Malienne pour le Développement de l'Energie Domestique et l'Electrification Rurale
- Agence Nationale d’Investissement des Collectivités TerritorialeS (anict)
2. Les
partenaires En France
- La ville de Béthune.
- La ville de Montreuil.
- La ville de Choisy-lr-Roi.
- Le Conseil régional
du nord Pas-de-Calais
- l'agence française de développement (afd)
- l’OMRI (Office Montreuillois des Relations Internationale)
- l'association «Maréna-Kafo ». (Ressortissant maliens)
- L'Association « Solidarité Mali ». (Béthune)
-L'association pour le développement
de DialakA (ADD)
-L'Association des ressortissants du
Tringa
-L'association «les toubabs de maréna»
- le Secours Populaire Français

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