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Le Mali des grands empires V ème millénaire avant J.C. : La présence humaine est révélée par de nombreux vestiges néolithiques dans l'Adrar des Iforas (Massif du Hoggar). III ème millénaire : Les migrations des populations sahariennes, vers la vallée du Niger, débutent alors que le climat se fait plus aride. III ème siècle avant J.C. - XIIIè après J.C. : Le delta intérieur du fleuve Niger est déjà au cur des échanges entre la savane et le désert. Les premières cités s'y développent, telle que Djenné dans le delta central. Le commerce transsaharien du sel et de l'or fonde la prospérité de l'empire du Ghana. Celui-ci est érigé par les Sarakolé, vers le Vème siècle après J.C., dans cette région du Soudan occidental entre les fleuves Niger et Sénégal. Le travail du fer est maîtrisé au IIIè siècle avant J.C. IV ème siècle avant J.C. - XVI ème siècle après J.C. : Le Mali des grands empires médiévaux. L'empire du Ghana est le premier Etat constitué dans le Haut-sénégal Niger. Fondé au IVè siècle avant J.C. par des bèrbères selon le Tarikh-es-soudan (Livre des chroniques Africaines), cet empire était dirigé par une dynastie noire, celle des Cissé appartenant au peuple sarakolé (soninké). L'un des premiers princes du Ghana est Kaya Maghan
Cissé Tounkara ou Maghan de Kaïmou. Le Ghana appelé
aussi le Wagadou était situé dans le Hodh en République
actuelles de Mauritanie. La capitale de l'empire était Koumbi
saleh. Selon les historiens l'empire du Ghana s'étendait de l'Atlantique à la boucle du Niger. L'empire atteint son apogée au XIè siècle après J.C. La gloire de l'empire fut faite sur l'or du wagadou - bida, le serpent sacré qui vivait dans la grotte, également sacrée, de Koumbi et qui exigeait chaque année le sacrifice d'une jeune nubile. L'une des légendes soninké assure que l'or de l'empire du Ghana viendrait du serpent sacré auquel un jeune soninké trancha les septs têtes. En effet, une année le sacrifice pour le Bida, tomba sur la fiancée de Sya Yattabaré. Ce dernier décida de tuer le serpent. Sya réussit à trancher au terme d'un combat immémorial les septs têtes du wagadou-bida. Et les sept têtes tombèrent chacune en provocant un scandale géologique dévoilant de l'or en sept points de l'Empire : le Bouré, le Banibouck, le pays Lobi, celui de la Falémé, le Galam, le Bondoukou et l'Ashanti... Et depuis fut instituée une célébration du culte du serpent Bida. Selon une autre légende soninké au terme de la célébration du culte Bida des grains d'or tombèrent avec la première pluie à l'intention des aristocrates de l'Empire. Le souverain de l'Empire qu'on nommait le
"Tounka" portait des vêtements spéciaux, des
bijoux et des ornements ainsi que les principaux dignitaires, les autres
membres de la société ne portaient que le pagne. IVè - XIè siècle : L'Empire
de Ghana réputé pour sa richesse en or tombe en 1076 sous
le coup de boutoir des berbères Almoravides (fanatiques musulmans). XIIIème siècle : L'empire Songhaï est absorbé par l'empire du Mali, qui contrôle les gisements aurifères du Haut-Sénégal-Niger et qui, à son apogée, sous le règne de Kankan Moussa, étend son influence sur toute la savane de l'Ouest africain, jusqu'à l'Atlantique. Djenné, Gao, mais surtout Tombouctou deviennent de grands centres commerciaux, artistiques et intellectuels de l'islam soudano-malien. La petite chefferie du Mali dans le Haut-Niger, jadis considérée comme vassal de Ghana, ou d'une province de Ghana (le Sosso), a su profiter deux siècles plus tard de la décadence de ce dernier. En effet, après la chute de Ghana au XIème, la province méridionale du Sosso, sous l'égide de Soumaoro Kanté, tenta de s'imposer dans la région. La tentative réussit, mais elle fut de courte durée (sept ans d'après la tradition orale mandingue). Soundjata Kéïta, fondateur de l'Empire du Mali, mit fin à cette hégémonie au début du XIIIè siècle. Comme pour le Ghana, les informations dont nous disposons sur les débuts de ce nouvel Etat sont très peu codifiées. Celui-si se situe non loin des mines d'or du Buré, à cheval sur le Niger et sur son affluent le Sankarani. Il est à noter que la tradition orale mandingue, détenue par les griots attitrés de Kéla et de Kirina est très riche. Celle-ci est focalisée sur le fondateur de l'empire, Soundjata Kéïta. Cet homme a fortement impressionné ses concitoyens et les légendes. Les guerriers font de lui un personnage extraordinaire. Vers 1235, il bat à Kirina son puissant rival Soumaoro Kanté et établit son autorité, selon Ibn Khaldun (1375-1382), sur le "royaume de Ghana jusqu'à l'Océan du côté de l'Occident ". L'empire atteint son apogée au milieu du XIVè siècle, regroupant une grande partie des territoires compris entre le Sahara et la région préforestière, l'Océan atlantique et la Boucle du Niger. Nombreux sont les auteurs arabes, soudanais et plus tard européens, qui ont apporté des témoignages parfois oculaires sur l'histoire du Mali avec des épisodes sur sa richesse en or. En effet, la puissance de l'empire reposait en particulier sur le commerce de l'or, car les champs aurifères se trouvaient dans la proximité immédiate du Mande. L'or permit aux Mansa, les rois du Mali, de mener leur politique d'expansion grâce aux importantes cavaleries achetées en Afrique du nord. Il permit également aux Mansa de faire le pèlerinage à la Mecque. La littérature développa le pèlerinage en 1324-1325 de Kankou Moussa, qui dépensa au cours de son voyage "10 à 13 tonnes d'or..,. ce qui fit même baisser pendant des années le cours de l'or contre l'argent au Caire ". Kankou Moussa, dont le règne marque l'apogée de l'empire, fut un grand souverain dont la renommée atteignit au XIVè siècle toute l'Afrique, le monde arabo-berbère et même l'Europe. C'est aussi au XIV ème siècle que se situe l'expansion de l'Islam au Mali, quoique touchant alors surtout le Mansa et son entourage. Dans la région de Djenné, qui faisait partie avec Tombouctou et Gao des provinces septentrionales des Mansa, le commencement de l'islamisation se situe vers 1200 avec la conversion du prince Koy Konboro. Le frère de Kankou Moussa, Mansa Souleymane, maintint l'empire dans ses plus grandes limites. Il reçut la visite en 1352-1353 de Ibn Battuta qui prit soin de noter le luxe de la cour royale : " la salle (d'audiences) a...trois fenêtres en bois recouvertes de plaques d'argent, et, au-dessous, trois (autres) recouvertes de plaques d'or... Les écuyers arrivent avec des armes magnifiques : carquois d'or et d'argent, sabres ornés d'or ainsi que leur fourreau, lances d'or et d'argent, massues de cristal ". A sa mort, vers 1360, l'empire Fut ébranlé par une série de luttes successorales qui entraînèrent anarchie et décadence. Face à la faiblesse de l'autorité centrale, les vassaux proclamèrent leur indépendance. C'est pendant cette période de crises que, selon Ibn Khaldun, Mari Djata II " vendit la pépite d'or du trésor royal... On la considérait comme le plus précieux des trésors, comme une merveille sans prix, à cause de sa rareté... Djata...l'offrit à des marchands d'Egypte qui fréquentaient son pays...à vil prix... ". Vers la fin du XIVè siècle, les Mossi
firent des incursions victorieuses dans la zone lacustre et, quelques
années plus tard, tout le sud saharien (Araouane, Tombouctou,
Oualata) fut conquis par les Touareg. - XVème siècle : Leur rayonnement s'accroît encore après que l'empire du Mali se soit effacé au profit de l'empire Songay. Les armées de Sonni Ali puis d'Askia Mohammed diffusent l'islam à travers la savane. Au maximum de son extension, l'empire Songhaï couvre la plus grande partie du Mali moderne, englobe à l'ouest des territoires de l'actuelle Guinée et s'étend à l'est jusqu'à Kano, au nord du Nigeria. Le petit village de Koukia sur le Niger est considéré comme le berceau de l'Empire Songay. A une époque encore mal connue, autour de cette localité, des groupements de pêcheurs-agriculteurs et de chasseurs auraient reconnu l'autorité d'un chef commun. Selon le Ta'rikh es-Sudan, ce chef appartenait à la dynastie des Dia ou Za. Vers la fin du XIIè siècle, al-Idrisi décrit la ville de Kawkaw ( anciennement connue sous le nom de Gao ) comme l'une des plus renommées du Pays des Noirs avec un roi indépendant. Auparavant, au IX ème siècle, Ya Kubi mentionne le royaume de KawKaw comme " le plus important des royaumes des Sudan par son prestige et sa puissance ". L'évocation de Gao par ces auteurs signifie que la capitale a dû être transférée de Koukia à une période encore difficile à préciser. La position de Gao sur l'une des routes menant de l'Egypte à Ghana, pays de l'or, devait considérablement bénéficier de ce commerce rémunérateur. Selon Rouch, vers la fin du XIIIè siècle,
une autre dynastie, celle des Si ou Soni, très apparentée
à la première, prit le pouvoir. Elle délivra le
royaume de la tutelle manding et un de ses guerriers, Soni Ali Ber ou
Si Ali, fut le véritable artisan de l'empire dans la seconde
moitié du XVè siècle. Toutefois, l'Empire du Songay atteint son apogée
à la fin du XVè siècle sous Askia Mohamed, fondateur
de la dynastie des Askia. Cet empire fut reconnu comme le plus puissant
dans l'histoire du Soudan occidental. Il s'étendait des environs
du Lac Tchad à l'Est à l'océan Atlantique à
l'ouest, de Teghaza en plein Sahara au Nord de la forêt dense
au sud. La prospérité du Songay reposait essentiellement
sur le commerce transsaharien. Ce commerce fut à la base d'un
essor économique considérable qui favorisa le développement
de grandes cités musulmanes comme Tombouctou, Gao, Djenné,
Es-Souk. - 1591 : L'empire est presque totalement détruit par une invasion marocaine. - XVIIème et XVIIIème siècles : Le territoire malien est morcelé en plusieurs petits Etats dont celui fondé à Ségou par les Bambara. Ces derniers, comme les Dogon, ont résisté à l'islamisation. L'esclavage se répand avec l'extension de l'islam. - Seconde moitié du XIXème siècle : Les Bambara sont la cible de la guerre sainte menée par le chef musulman El-Hadj Oumar Tall (1797-1864), fondateur d'un empire toucouleur, s'étendant de Tombouctou jusqu'aux sources du Niger et du Sénégal. - 1864 : Les troupes d'El-Hadj Oumar Tall sont défaites par les Français dirigés par Louis Faidherbe à Bandiagar. |
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