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La population de la commune de Tringa est estimée à 13.225 habitants au dernier recensement , avec une majorité de jeunes, composés essentiellement de Soninkés pratiquant l'agriculture et l'élevage sédentaire. On y rencontre aussi des Peulhs. A ceux-ci s'ajoutent quelques Bambaras venus d'autres contrées. Les ethnies présentes sont donc les Sarakollés, les Peuls, les Bombara et les Touareg. La langue la plus parlée est le Sarakolé et l'islam est la religion dominante. Il existe 4 types d'ethnies au Tringa : les Sarakollés, les Peuls, les Touaregs et les Bambaras. Les Saracollés ou Soninkés,
connus également sous le nom de Marka, sont d'extraordinaires
voyageurs. Ils constituaient naguère cette corporation de colporteurs traditionnels, qui, avec celle des dioulas, sillonnaient tout l'Ouest africain. Une fois riches, ils finissent, dans leur majorité, par revenir au pays où, au soir de leur vie, ils aiment raconter à l'envie, au pied de l'arbre à palabres de leur village, les nombreuses péripéties de leurs voyages à travers l'univers où leurs aventures, autrefois sur les collines de la cola jusqu'en pleine sylve ivoirienne, et aujourd'hui dans les pays diamantifères, rivalisent avec leurs voyages en Amérique, en Europe et en Asie quand ils étaient à bords des transatlantiques. Aventuriers par nature, ils ont également acquis depuis plusieurs décades une vocation maritime si bien que de nombreux jeunes Saracollés servent de plus en plus, notamment comme chauffeurs, à bords des paquebots, caboteurs, bateaux pétroliers, etc... Ardents musulmans autant qu'audacieux aventuriers et astucieux traitants, ils ont pu créer un peu partout et jusqu'au cur des régions forestières des communautés islamiques, où du reste le mot Soninké est devenu souvent synonyme de marabout. C'est ainsi que, par exemple, une colonie maraboutique saracollé fonda, il y a plus d'un demi-siècle, à Touba, dans l'ouest du Fouta-Djallon, une brillante médersa aujourd'hui encore fort réputée dans le milieu musulman de l'Ouest africain. La dispersion du peuple saracollé est telle que certains de ses éléments sont difficilement identifiables du fait de leur absorption parmi les autochtones de leurs pays de résidences. Il faut cependant remarquer que, même en pareil cas, ces colonies assimilées n'en conservent pas moins certains traits caractéristiques et certaines coutumes de leur ethnies d'origine et ne se réclament pas moins de celle-ci dans certaines circonstances. A cet égard on pourrait citer l'exemple des Soninkés qui, au moment de la dislocation de Wagadou, gagnèrent les pays du Sud. L'une des régions où ils s'installèrent porte le nom de Kissidougou "pays de ceux qui sont sauvés". Les noms patronymiques des familles qui s'y établirent étaient Cissé, Sylla... Elles ont peu à peu perdu l'usage de leur langue d'origine pour prendre celle des arborigènes et il est aujourd'hui difficile de les prendre pour les Soninkés. Il en a été de même d'une autre fraction qui s'établit entre San et Tombouctou et qui fut assimilée par les Sonraïs. En résumé, le moins qu'on puisse dire des Saracollés c'est qu'après avoir créé l'un des empires les plus puissants et les plus florissants au début de l'ère chrétienne: le Ghana, ils furent l'un des peuples les plus actifs de l'Afrique de l'Ouest, après la décadence de cet empire. Sous le terme de "peuls"
on a coutume de désigner des individus tant sur le plan somatique que sur le plan ethnique. Il est vrai que le peul correspond au type
pur, c'est-à-dire ayant un teint clair voire basané comme
l'étaient, selon la tradition, les ancêtres foulbé
(poullo au singulier) et il ne se rencontre que très rarement. En effet on compte, par exemple, parmi les peuls, leurs rimaïbé, c'est-à-dire les descendants de leurs anciens esclaves et leurs serviteurs, qui, quoique appartenant à diverses races noires, se sont mêlés et unifiés à leurs anciens maîtres. Ils ont adopté toutes les coutumes des peuls bien qu'ils restent socialement dans un état d'infériorité vis-à-vis de ceux-ci. Aussi aucune appellation ne prête-t-elle autant confusion que celle du mot peul. Quoiqu'il en soit, les peuls ou, du moins, tous ceux que l'on désigne sous ce vocable, sont si éparpillés que l'on en rencontre des rives du fleuve Sénégal à celles du lac Tchad et du Cameroun aux bords du Nil. Les touaregs (targui au singulier)
sont des nomades berbères Zenega. Ils sont répartis entre
une multitude de fractions éparpillées au Sahara jusqu'à
Tombouctou. Ainsi le nombre des Touaregs maliens qui ont échappé au métissage est assez réduit et c'est précisément leur petit nombre qui les condamne à l'absorption par les populations noires, d'autant plus que, s'enfonçant de plus en plus à l'intérieur de la boucle du Niger, ils y subissent largement l'influence noire. Ce ne sera après tout qu'une réédition contemporaine de ce qui a du se passer jadis lorsque les Empires du Ghana et du Songhay, fondés, selon les légendes, par des émigrants blancs, passèrent finalement aux mains des princes noirs et que de métissage en métissage la pigmentation blanche finit par céder complètement le pas à la couleur noire. Les Ban-mâna (de Ban : refus et mâna: Maître, c'est-à-dire ceux qui ont refusé d'être dominés), plus communément connus sous le vocable de bambara que leur a donné le colonisateur européen, tiennent surtout par leur dialecte, dérivé de la langue mandingue, une place importante au sein des autres groupes ethniques du Mali. En effet la popularité du dialecte bambara est telle que l'observation non avertie pourrait s'imaginer que c'est l'ethnie bambara qui prédomine au Mali. Par ailleurs l'illusion que donne la prédominance absolue du groupe bambara provient également du fait qu'en général les musulmans et en particulier les Toucouleurs désignent sous le nom de bambaran-kobé (les bambara) tous les non-mahométans du Mali. Il est vrai que les bambaras proprement dits sont très nombreux au point de les rencontrer un peu partout, même au Sénégal, au Burkina Faso, en Guinée, en Mauritanie et en Côte-d'Ivoire, et au Mali où ils constituent le groupe ethnique le plus important. La grande masse des bambaras, dont l'aire géographique s'étend du centre-est à l'ouest du Mali, est répartie entre les régions de Ségou et de Niono (delta central nigérien), du Bélédougou (cercle de Kolokani au Nord de Bamako) limitrophe de la zone sahélienne, du Kaarta, à cheval sur les cercles de Kita, au Sud et de Nioro au Nord et les cercles de Koulikoro, Dioïla, Banamba, Bougouni, Yanfolila, Kolondiéba et Sikasso. L'agriculture et l'élevage constituent les principales activités des populations. Sur le plan artisanal, on rencontre des forgerons, des tisserands, des potiers et des cordonniers, entre autres. L’Elevage dans la commune de Tringa Marena est sédentaire et extensif basé sur les bovidés, ovins-caprins, asins et équins... Les bovins 1810 têtes, les ovins 1120 têtes, caprins 2100 têtes, les asins 385 têtes, les équins 27 têtes (Source : Enquête CIDS 2009 )
Pendant la période de culture, les bovins sont confiés à un berger jusqu’à la fin des récoltes. Les petits ruminants sont sous le contrôle des enfants. Les pâturages sont insuffisants tant avec des feu de brousse fréquents. Le supplément alimentaire est assuré par les tiges de mil, la paille de brousse, les fanes d’arachide et de niébé stockés sur les hangars. Quelques nantis payent un peu d’aliment bétail pour les boeufs de labour et les vaches laitières.
Dans la commune de Tringa Marena 70% de la population travaille
dans l'agriculture.
production agricole de la campagne 2009-2010 de tringa marena
Au Tringa, la pratique de l'agriculture reste extensive faute d'équipements. Elle se déroule de juillet à février, y compris les cultures de décrue, en fin de période. Quelques jardins potagers permettent aux habitants de disposer de légumes.
3. Dynamiques locales Il existe un partenariat solide entre la commune de Tringa Marena et les villes de Choisy-le-Roi, de Montreuil et de Bethune dans le cadre de la coopération décentralisée avec la France, qui contribue énormément au développement de la commune. Les services techniques de l’Etat (CAP, Centre de santé, les services locaux de l’agriculture, des Eaux et Forêts, de production et d’industrie animale, de santé animale,...), les ONG (ADR, AMSCID et OMRIB...), les Programmes de développements (PADDY, PADESO...) et l’inter-collectivité MERAGUEMOU à travers le Service Commun aux Collectivité Territoriales (SECOM), assurent cette dynamique partenariale dans les villages. Ils sont chargés de l’appui conseil auprès du conseil communal pour soutenir les actions de développement et la régularité des documents d’état civil. Les émigrés contribuent énormément également à la réalisation des infrastructures socio-collectives de base dans la commune. 4. Migration Les jeunes de la Commune pratiquent l’émigration vers la France et d'autres pays. Les émigrés viennent essentiellement en aide à leurs familles respectives pour l’achat d’équipement agricole, de nourriture en cas de rupture de stock alimentaire, pour le paiement des impôts et taxes... L'émigration dans la commune, à l'instar des autres communes de la région, est un phénomène très développé qui présente certains avantages. En effet les migrants regroupés en association participent largement au développement de leur localité par la réalisation des infrastructures. Investissements des migrants dans la commune de tringa marena
© pdesc - 2010-2014
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